Droits des peuples autochtones : le staff de l’ANAPAC renforcé sur le plaidoyer, la criminalisation et les droits de l’Homme

Dans le cadre du projet « Appui à la défense et à la promotion des droits humains et des peuples autochtones Pygmées en RDC« , le staff de l’Alliance Nationale d’Appui et de Promotion des Aires et Territoires du Patrimoine Autochtone et Communautaire en RDC (ANAPAC-RDC) a bénéficié, les 6 et 7 août, d’une formation en ligne sur le plaidoyer, la criminalisation et les droits de l’homme. Organisé par le programme Indigenous PeopleRights International (IPRI), cet atelier visait à outiller les agents pour mieux documenter les violations des droits des peuples autochtones, renforcer l’accès à la justice et formuler des plaidoyers efficaces. 

Pendant deux jours, les participants ont été formés à l’identification des violations, à la cartographie des décideurs, à la sélection d’actions à moindre risque, à la formulation de revendications claires, ainsi qu’à l’exigence de comptes et de réparations. L’objectif global est de renforcer la capacité des équipes à défendre les droits des peuples autochtones pygmées, souvent confrontés à des violations multiples et systémiques. 

Lors de son exposé, Guy Makuluka, facilitateur communautaire au sein de l’ANAPAC-RDC, a présenté un état des lieux préoccupant. Entre janvier et mai 2026, 113 cas de violations et d’atteintes aux droits ont été documentés et vérifiés par les équipes de l’ANAPAC-RDC et du PIDP dans sept provinces de la RDC. Les causes principales de ces violations sont multiples : conflits armés, conflits fonciers, déplacements forcés, violences basées sur le genre, mais aussi certaines activités minières, forestières et initiatives de conservation qui, faute de respect des droits, fragilisent davantage les communautés.

« Les 113 cas documentés révèlent une situation marquée par l’insécurité, les conflits fonciers, les déplacements forcés, les violences basées sur le genre ainsi que les difficultés persistantes d’accès à la justice et aux mécanismes de participation », a-t-il souligné.  

Des présentations pour une meilleure appropriation des enjeux 

Les échanges ont été structurés autour de trois grandes thématiques : 

  • les violations des droits des peuples autochtones ; 
  • les questions clés de plaidoyer pour ces populations ; 
  • le Guide de plaidoyer communautaire, outil pratique destiné à renforcer l’action locale. 

Dans leur ensemble, les présentations ont convergé vers un message central : la reconnaissance des droits des peuples autochtones dans les textes ne suffit pas ; elle doit se traduire par leur protection effective, la sécurisation de leurs territoires, leur participation aux décisions et leur capacité à défendre eux-mêmes leurs droits.

Par ailleurs, les participants ont réaffirmé avec force que les forêts et territoires des peuples autochtones sont le fondement de leur vie, de leur identité et de leur avenir.

« Les décisions les concernant doivent être prises avec nous, par l’intermédiaire de nos propres institutions, et avec notre consentement libre, préalable et éclairé », ont-ils conclu, rappelant ainsi l’importance du principe du CLIP (Consentement Libre, Informé et Préalable) comme condition essentielle de toute action ayant un impact sur leurs communautés et leurs écosystèmes. 

2 Comments

  • Léonard MANYANGENO NGANDO
    Posted août 19, 2026 7:17 pm 0Likes

    Nous tenons à féliciter ANAPAC -RDC pour ses réalisations sur terrain dans la province du Kasaï précisément à Mweka et Dekese. Cet accompagnement revitalise les droits des peuples et communautés locales.

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