Dans le cadre de la restitution de la deuxième session du Conseil Consultatif National des Forêts (CCNF), l’Alliance Nationale d’Appui et de Promotion des Aires et Territoires du Patrimoine Autochtone et Communautaire en RDC (ANAPAC-RDC), en collaboration avec le Réseau des Peuples Autochtones et des Communautés Locales pour les Écosystèmes Forestiers (REPALEF), a convoqué une réunion du Grand Groupe des peuples autochtones pygmées, le jeudi 17 septembre 2026 à Kinshasa. Soutenue par le projet Initiative pour la Conservation Inclusive (ICI), à travers le programme de l’Union Internationale pour la Nature (UICN), ces assises ont permis aux représentants des Peuples Autochtones Pygmées (PAP), membres de la Task Force et des personnes ressources ayant pris part à la session de validation de l’Avant-projet du Code forestier, de restituer les résultats issus des échanges du processus à l’ensemble des organisations membres du REPALEF.
D’entrée de jeu, le Coordonnateur national du REPALEF, Keddy BOSULU, a remercié l’ANAPAC et ses partenaires pour leur appui et leur implication constante dans le suivi de proximité des différentes reformes en cours. Il a présenté la gouvernance du Conseil Consultatif National des Forêts, au sein duquel le REPALEF assure la fonction de Secrétariat adjoint, avec deux délégués autochtones pygmées.
Représentant le Directeur Exécutif National de l’ANAPAC, le Conseiller principal Diel MOCHIRE a rappelé le rôle que l’ANAPAC-RDC a joué et continue de jouer dans ce processus, notamment à travers l’appui technique et financier au fonctionnement de la Task Force, le plaidoyer, le lobbying et le suivi permanent du dossier à toutes les instances.
Plus de 40 représentants des organisations de la société civile ont répondu présent. Au programme, deux exposés principaux : le premier sur le processus de révision du Code forestier proprement dit, et les enjeux politiques ; le second sur les acquis, les défis et les perspectives.
Présenté par Diel MOCHIRE, le premier exposé a porté sur les grandes articulations du processus de révision et sur certains aspects politiques ayant marqué la session. Lors de son intervention, Me Léonard BOMBOLO a mis l’accent sur les acquis obtenus, les défis persistants et les perspectives, ainsi que sur un catalogue récapitulant les éléments proposés par les peuples autochtones pour leur prise en compte dans le nouveau Code forestier révisé.
« Sur 100 % des éléments portés par les PAP à travers le travail de la Task Force, on peut estimer leur prise en compte à environ 70 % dans la version validée par le CCNF », a-t-il souligné.
Me Willy Elua et d’autres participants ont renforcé la session avec quelques éléments pour corser davantage les présentations.
Prochaines étapes et recommandations
À l’issue des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées, à savoir :
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- Mettre tout en œuvre pour obtenir la version du texte qui sera transmise au Conseil des Ministres ;
- Procéder à l’analyse de cette version par la Task Force ;
- Solliciter une séance de travail avec la Ministre de tutelle avant la tenue du Conseil des Ministres ;
- Identifier les alliés stratégiques avant l’examen du document par le Parlement et le Sénat, à travers des cafés d’échange pour partager les idées ;
- Une fois la loi déposée au Parlement, convoquer une académie parlementaire thématique consacrée au projet de loi portant Code forestier ;
- Mettre en place un groupe de suivi des recommandations.
Pour rappel, l’ANAPAC-RDC et le REPALEF avaient conjointement mis en place un groupe de travail d’experts dénommé « Task Force », avec pour objectif de suivre rigoureusement le processus de révision du Code forestier et de veiller à ce que les aspirations, les desiderata et les droits des PAP y soient effectivement pris en compte.
Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le projet Initiative pour la Conservation Inclusive (ICI) consiste à renforcer, promouvoir et sécuriser les aires et territoires conservés par les peuples autochtones et les communautés locales, en tenant compte de leurs connaissances traditionnelles, de leurs systèmes de gestion et de gouvernance pour la conservation de la biodiversité et l’amélioration des moyens de subsistance.
